Leslie R. Martin • Shelly S. McCoy

PRÉVENIR LA DÉPENDANCE AUX ALIMENTS CHEZ LES ADOLESCENTS

Édition spéciale

Les dépendances comportementales

Devon, 12 ans, raffole des sucreries. Chaque fois qu’il le peut, il troque les aliments sains de son repas pour des bonbons, des biscuits ou toute autre friandise sucrée et dépense une bonne partie de l’argent qu’il gagne en faisant des tâches domestiques pour nourrir son besoin impérieux mais malsain. Ses parents veillent à ce qu’il mange quelques légumes et que son alimentation comporte suffisamment de protéines. Ils ne permettent pas les boissons sucrées à la maison, mais ils ignorent la quantité de sucre que leur fils ingère car la plus grande partie de sa consommation se fait à l’école et lors des activités parascolaires. Devon a un poids normal. Lors des vacances d’été de l’année dernière, il a passé deux semaines chez sa grand-mère sans toucher à des sucreries parce qu’elle vit en pleine campagne et évite la mauvaise alimentation. Il a aimé le temps passé chez elle, mais dès son retour à la maison, il a recommencé à manger ses friandises favorites. Devon ne s’inquiète nullement de son régime ou de son poids. Ces questions ne préoccupent absolument pas ce pré-adolescent.

Kayla a 15 ans. Elle aussi a une passion pour les sucreries. Elle sait très bien qu’elle mange trop de sucre, mais elle semble impuissante à changer de régime. Tous les jours, elle prend un bon petit déjeuner, et en présence d’autres personnes, ses choix alimentaires sont sains. Par contre, régulièrement, elle mange des sucreries en secret, et les quantités ingurgitées lui font honte. Ses sentiments, lorsqu’elle se laisse aller à sa passion, sont, dans ses propres mots, « à la fois merveilleux et culpabilisants ». Se goinfrer de sucreries apaise pour un temps son envie impérieuse, mais le jour suivant sa crise, elle éprouve des envies encore plus fortes. Elle est coincée dans un cercle vicieux d’envie, de gloutonnerie et de culpabilité. Kayla ne s’en rend pas vraiment compte, mais ce cercle commence à affecter ses performances scolaires, son esprit étant de plus en plus préoccupé par les aliments et les inquiétudes par rapport à son gain de poids. Kayla pèse plus que la normale pour sa taille et sa morphologie, mais elle n’est pas obèse. Lors de son dernier bilan de santé annuel, le médecin, par contre, lui a signalé que sa pression sanguine commençait à s’élever au-dessus de l’idéal. Il lui a posé des questions sur son alimentation – mais gênée, Kayla n’a pas dit toute la vérité. Contrairement à Devon, Kayla pense aux questions relatives à l’alimentation et au poids régulièrement. Elle craint que ses envies impérieuses soient de plus en plus difficiles à contrôler dans l’avenir.

Nature de la dépendance aux aliments

Qu’est-ce que la dépendance alimentaire ? Devon et Kayla peuvent-ils être qualifiés d’ « accros » ? Voilà des questions plus complexes qu’elles n’en ont l’air. Les données suggèrent que ce que l’on nomme avec désinvolture « dépendance alimentaire » peut en fait ne pas rencontrer les critères d’un comportement de dépendance. Bien au contraire, ces envies impérieuses s’expliquent mieux en termes d’un ensemble de processus psychologiques complexes qui se conjuguent aux caractéristiques agréables de certains aliments, et aux perceptions définies par la société sur les quantités et les façons normales de les consommer2. Par contre, ceux qui se déclarent eux-mêmes être des « accros de la bouffe », signalent chez eux plusieurs des mêmes comportements qui servent à diagnostiquer les dépendances chimiques. Comme des schémas d’activation des neurones semblables apparaissent tant dans les dépendances chimiques que dans la consommation abusive d’aliments, certains chercheurs ont avancé que les comportements de débordements alimentaires devraient être considérés comme des dépendances3.

Les meilleures données sur les dépendances alimentaires existent par rapport aux aliments riches en gras et en sucre. Ces aliments, en soi, ne causent pas de dépendance ; cependant leurs qualités agréables doublées de restrictions socialement définies – celles-ci encourageant une restriction de la consommation excessive – favorisent les particularités comportementales et neurales pouvant être définies comme une dépendance4. Des incohérences dans les données empiriques signalent qu’il est prématuré d’appliquer les modèles classiques de dépendance à la consommation d’aliments5, mais les schémas de consommation qui ressemblent à une dépendance restent significatifs malgré tout. Ces schémas sont non seulement liés à l’obésité et à d’autres problèmes physiques, mais ils sont en corrélation avec des troubles mentaux tels que la dépression6. Les préoccupations centrales des efforts d’amélioration de la santé7, particulièrement au cours de l’adolescence, ciblent donc ces schémas.

La littérature populaire et les rapports médiatiques associent souvent les termes « dépendance alimentaire » et « obésité », cette idée ayant mené à la conception que tous les obèses sont en butte à des dépendances alimentaires. Il n’en est pas ainsi. Les personnes aux prises à des dépendances alimentaires peuvent avoir un poids normal et même être maigres8. Les personnes obèses, certes, ont des difficultés à équilibrer leur apport et leur dépense calorifiques, mais on estime que seulement un quart des obèses dans un échantillon clinique remplissent les critères de la Yale Food Addiction Scale (YFAS) pour la dépendance alimentaire9. Ces individus, à cause de leur fort penchant pour certains aliments, peuvent être particulièrement vulnérables à l’obésité chronique, et donc être très difficiles à traiter. Les enfants qui se lancent dans une consommation qui ressemble à une dépendance sont spécifiquement à risque élevé : leurs schémas alimentaires se fixent à un jeune âge, et les effets négatifs d’une piètre alimentation s’accumuleront tout au long de leur vie. En effet, les recherches sur le développement de l’obésité au cours de la vie indiquent que sa cause se met en place très tôt, et certaines recherches relèvent même d’influences prénatales10.

Cherchant à identifier les enfants à risque d’une dépendance alimentaire, les chercheurs ont développé une version pour enfant de la YFAS11. Cette échelle inclut des questions telles que les suivantes :

  1. « Si je ne trouve pas l’aliment que je veux, je vais tout faire pour me le procurer : soit demander à un copain de me le chercher, trouver un distributeur automatique ou piquer de la nourriture quand personne ne me regarde. »
  2. « Je mange tellement qu’après je me sens mal. Je me sens si mal que je ne fais pas les choses que j’aime faire (par exemple jouer, me retrouver avec mes copains). »
  3. « Quand je n’avale pas certains aliments, je suis de mauvaise humeur ou je me sens malade. »
  4. « Ma façon de manger me cause des problèmes : à l’école, avec mes parents, avec mes copains. »

Selon ces indications et d’autres énumérées dans la YFAS, Devon ne semble pas dépendant de la nourriture. Par contre, certaines de ses habitudes devraient certainement être corrigées pour prévenir de futurs problèmes. Cependant Kayla est à plus haut risque : elle éprouve des problèmes de santé en rapport avec ce qu’elle mange et ses états émotionnels sont étroitement liés aux aliments au point qu’elle craint de perdre le contrôle de sa consommation alimentaire. De tels indicateurs devraient signaler aux parents, professeurs et administrateurs scolaires que les schémas alimentaires du jeune reflètent des troubles psychologiques ou émotionnels plus profonds qui devraient être examinés. De simples remontrances en rapport avec ses prises alimentaires ne résoudront pas le problème.

Prévention et action à l’échelle de l’école

Pour une prévention et des stratégies de traitement des pathologies alimentaires, il nous faut des définitions exactes qui concordent avec les critères cliniques. L’expression « dépendance alimentaire » n’apparaît pas dans le Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (DMS-5)12, bien que le concept ait été utilisé dans des cadres cliniques (par ex., le YFAS-C). Cependant, dans l’édition la plus récente du DMS-5, l’hyperphagie boulimique a été ajoutée (Binge Eating Disorder – BED) en tant que catégorie de diagnostic, celle-ci étant définie comme une pathologie alimentaire caractérisée par des épisodes continus de surconsommation d’aliments suivis d’un sentiment de perte de contrôle13. Selon cette définition, Kayla pourrait respecter les critères pour le BED, mais il reste qu’il n’est pas clair qu’elle soit également accro aux aliments.

Depuis quelques années, la recherche sur la dépendance alimentaire chez les animaux et les humains adultes s’est développée, mais il existe moins d’études sur la dépendance alimentaire proprement dite (par opposition au BED) parmi les enfants et les adolescents14. Bien que des individus souffrant du BED puissent aussi avoir des comportements de dépendance – incapacité de se contrôler tout en connaissant les effets délétères du comportement, symptômes de sevrage avec humeur maussade et anxiété – d’autres mangeurs intempérants ne rencontrent pas les critères d’une dépendance15. Ainsi, bien que Kayla manifeste des signes de BED, pour identifier si elle souffre vraiment de ce trouble, il est important de définir la fréquence de ses épisodes de frénésie alimentaire. Selon le DSM-5, pour poser un diagnostic de BED, il faut que l’hyperphagie survienne, en moyenne, une fois par semaine pendant plus de trois mois. Le BED n’est pas identique à la surconsommation alimentaire, qui est moins grave, moins fréquente, et non liée à des problèmes physiques et psychologiques16.

En dépit des subtilités et des complexités inhérentes à l’identification des différences entre la dépendance alimentaire, le BED et les habitudes alimentaires malsaines mais non désordonnées, les administrateurs scolaires peuvent quand même jouer un rôle important dans la formation des choix et des décisions alimentaires des jeunes. De façon très directe, les écoles peuvent décider d’offrir des choix plus sains à la cafétéria, et remplacer les collations malsaines – souvent offertes dans des distributeurs automatiques sur le campus – par des produits qui limitent ou évitent les sucre et les graisses. Une étude récente de la littérature indique que mettre en place des règlements concernant la vente d’aliments et de boissons plus sains (en dehors du programme des repas scolaires) augmente la consommation de ces produits17.

La recherche suggère également qu’il existe un degré important de continuité dans l’obésité de l’enfance à l’âge adulte ; ainsi, des programmes scolaires pour la promotion de choix liés à un style de vie sain devraient débuter au primaire et se prolonger au secondaire puis au niveau universitaire. On trouve d’excellentes ressources en ligne pour aider les administrateurs scolaires à implanter des changements sains. L’université Cornell et l’université de Yale ont des centres et des programmes particulièrement efficaces. Ceux de Yale ciblent les parents, et en font un outil très utile pour amorcer des conversations avec eux : Cornell University Centerfor Behavioral Economics in Child nutrition Program’s Smarter Lunchrooms Movement (http://smarterlunchrooms.org) ; the Alliance for a Healthier Generation’s Healthy Schools Program (https://schools.healthiergeneration.org), et le Yale Rudd Center for Food Policy and Obesity’s Rudd‘Roots Parents (http://ruddrootsparents.org/school-food).

Des relations humaines positives : une aide pour soutenir de saines habitudes

Les relations au sein de l’école peuvent aussi faciliter énormément une manière saine de s’alimenter. Plus particulièrement, la relation enseignant-élève est un puissant facteur de changement et une source privilégiée d’encouragement pour les jeunes. Offrir un environnement positif tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de la classe permet aux éducateurs de faciliter le comportement positif de leurs élèves. Les recherches démontrent que lorsque les élèves ont un sentiment d’appartenance à leur école, ils sont moins enclins à participer à des comportements malsains et à risque18. La réussite scolaire est également un facteur protecteur des comportements alimentaires désordonnés19. L’influence d’un professeur peut être double : favoriser un sentiment d’appartenance/connexion et encourager de bons résultats scolaires ; les deux ayant montré un lien avec une meilleure alimentation. Les centre pour la surveillance et la prévention de la maladie (Centers for Disease Control and Prevention) mettent à disposition un excellent document pour renforcer le sentiment d’appartenance à l’école : (http://cdc.gov/healthyyouth/ protective/pdf/ connectedness.pdf).

De plus, un éducateur à qui l’on fait confiance peut servir de liaison entre les psychologues et les infirmières scolaires qui jouent un rôle indispensable pour identifier et traiter les troubles alimentaires. Dans le cours régulier de santé[1], les enseignants devraient inclure de l’information sur les troubles alimentaires et même, peut-être, un bref test de dépistage tel que le YFAS-C dont on a déjà parlé, et qui pourrait ensuite être soumis au psychologue ou à l’infirmière. Les administrateurs devraient aussi envisager avoir des séminaires qui se concentrent sur le développement personnel comprenant la résolution de problèmes, la communication et la gestion du stress. Tout cela pourrait également être inclus dans le cours de santé officiel. Certes, les adolescents aux prises avec une dépendance alimentaire présentent tous d’importantes différences individuelles (comme pour toute autre dépendance). Cependant, des études récentes suggèrent que l’impulsivité permet d’expliquer le lien entre les comportements de dépendance et leurs résultats malsains tels qu’un mauvais indice de masse corporelle (IMC)20. Cette constatation, bien que préalable, suggère qu’une identification précoce des symptômes liés à une dépendance alimentaire, dont l’impulsivité, pourrait être utile.

Au final, les écoles devraient penser à fournir aux familles et aux élèves une liste de professionnels dans leur communauté dont l’expertise inclut l’aide aux jeunes qui luttent avec n’importe quelle sorte de pathologie alimentaire. Pour démarrer cette recherche, il est bon de commencer avec le site de la National Eating Disorders Association (Association nationale des troubles alimentaires)21. Ce site Web offre un numéro de téléphone gratuit pour obtenir des informations confidentielles et une ligne d’assistance de référence.

Stratégies

Les professionnels de la santé mentale, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du système scolaire, peuvent employer un certain nombre de stratégies pour aborder les pathologies alimentaires des enfants et des adolescents. On a lié l’obésité infantile et adolescente à l’obésité parentale. Ainsi, les jeunes retireront le maximum de bienfaits des programmes liés au poids qui s’adressent à toute la famille. Chaque fois que possible, les psychologues et les conseillers scolaires devraient inclure les familles dans leurs interventions, alors que les enseignants et les autres membres du personnel pourraient inclure les familles dans les programmes généraux de santé, de nutrition et de bien-être. Bien que le sujet de cet article soit la dépendance alimentaire, les principes d’une bonne nutrition ont une application plus générale, et l’implication de la famille peut se révéler être une approche efficace22.

Une autre stratégie pour traiter les comportements alimentaires inadaptés vise les influences psychologiques sous-jacentes telles que le stress qui affectent les processus physiologiques qui régulent la prise de nourriture23. Outre les modifications biologiques de la puberté, les adolescents vivent des changements majeurs, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du contexte familial, qui peuvent tous potentiellement générer du stress et déclencher des comportements alimentaires inadaptés. Par exemple, au cours de cette période, les relations avec les copains, la construction de l’identité et l’intérêt pour les relations avec le sexe opposé s’intensifient. L’école devient ainsi un lieu idéal pour l’enseignement de stratégies efficaces pour faire face au stress. Les sentiments de rejet par les copains et d’insécurité peuvent entraîner les adolescents à la consommation d’aliments riches en sucres et en graisses. Ces aliments activant les circuits de récompense dans le cerveau, de puissantes habitudes peuvent se former qui exigeront plus tard des efforts conscients pour être renversées.

Il a été supposé que l’hyperphagie boulimique aide les jeunes à échapper aux pensées négatives qu’ils entretiennent envers eux-mêmes24. Aborder les facteurs de stress quotidiens des adolescents – tout en portant une attention spéciale aux transitions développementales – peut aider à promouvoir la santé physique et prévenir les mauvaises habitudes alimentaires. Il existe de nombreuses ressources sur le Web pour l’enseignement de techniques de la réduction du stress. Les enseignants trouveront les ressources du San Francisco Unified School District particulièrement utiles car elles peuvent être adaptées à n’importe quel groupe de la maternelle à la fin du secondaire : (voir : http://healthiersf.org/resources/pubs/stressRed/ StressReductionActivities.pdf). Pour les élèves de niveau de premier cycle universitaire, le programme de l’université du Michigan « Campus Mind Works » offre une variété de conseils et de stratégies pour les élèves, les parents, les enseignants et le personnel scolaire : (http://www.campusmindworks.org).

Les recherches démontrent que bien que la thérapie cognito-comportementale peut contrecarrer les pensées négatives par rapport aux aliments et au poids, et traiter avec succès l’hyperphagie boulimique, la psychothérapie de groupe peut être tout aussi efficace pour le traitement d’individus en surpoids qui répondent aux critères diagnostiques d’une hyperphagie boulimique25. De plus, bien que la boulimie et la dépendance alimentaire dépendent de conditions différentes, le recoupement est suffisamment large26 pour nous permettre de croire que ces stratégies offrent des approches raisonnables pour traiter la dépendance alimentaire également. Pour certains individus, des options de développement personnel peuvent suffire. Pour d’autres, la thérapie peut aider à révéler et à cibler des facteurs psychologiques et émotionnels qui influencent le comportement. Dans le traitement de la boulimie, les stratégies pour la perte de poids seulement sont insuffisantes. En effet, ces individus peuvent être ou ne pas être en surpoids, et ce trouble comporte des problèmes psychologiques comme la dépression, des distorsions de l’image corporelle et un sentiment d’impuissance ou de détresse. Dans la dépendance alimentaire, il en est de même : des interventions centrées uniquement sur la perte du poids seront moins efficaces que des approches concertées.

Conclusion

De nombreuses études scientifiques sur les traitements de pathologies liées à l’alimentation ont identifié des stratégies qui produisent des améliorations à court terme. Il y a moins d’études qui ont étudié les résultats de guérison à long terme chez les individus avec une histoire de surconsommation. Cependant, dans une étude qualitative à petite échelle de femmes ayant surmonté leurs troubles alimentaires, les chercheurs ont observé que la foi et la connexion à une communauté faisaient partie intégrante de leur histoire et des réflexions sur leur guérison27. Cela suggère que guérir de pathologies alimentaires – comme surmonter n’importe quelle autre dépendance – peut particulièrement réussir quand les stratégies de traitement intègrent la foi et la spiritualité dans un contexte communautaire de soutien. Une telle approche multiforme envers la promotion de la santé est utile alors que nous dirigeons les regards de nos élèves vers 1 Corinthiens 10.31 : « Ainsi, soit que vous mangiez, soit que vous buviez, ou quoi que vous fassiez, faites tout pour la gloire de Dieu28. »


Cet article a été revu par des pairs.

Leslie R. Martin

Leslie R. Martin, PhD, est professeur de psychologie à l'université de La Sierra à Riverside, Californie. Elle a obtenu un doctorat à l’University of California, Riverside et est membre de la Western Psychological Association. Dr Martin est l’auteur et le co-auteur de plusieurs articles sur la psychologie de la santé, la psychologie sociale, et la personnalité.

Shelly S. McCoy

Shelly S. McCoy, Ph.D.,est professeure adjointe à l’université de La Sierra. Elle a obtenu son doctorat à l’université de California à Riverside en Californie. Son intérêt de recherche principal est la santé et la sécurité en matière de comportements à risque chez les jeunes adultes de 18 à 25 ans inscrits dans les programmes universitaires de premier cycle de quatre ans. Ses autres intérêts de recherche touchent aux domaines du harcèlement et des relations avec les pairs.

Notes et références

  1. Les noms sont des pseudonymes.
  2. Peter J. Rogers et Hendrik J. Smit, “Food Craving and Food ‘Addiction’: A Critical Review of the Evidence From a Biopsychosocial Perspective,” Pharmacology Biochemistry and Behavior 66:1 (mai 2000):3-14.
  3. Ashley N. Gearhardt, Marney A. White, et Marc Potenza, “Binge Eating Disorder and Food Addiction,” Current Drug Abuse Reviews 4:3 (septembre 2011):201-207.
  4. Rebecca L. Corwin et Patricia S. Grigson, “Symposium Overview—Food Addiction: Fact or Fiction?” Journal of Nutrition 139:3 (mars 2009):617-619; Michael Lutter et Eric J. Nestler, “Homeostatic and Hedonic Signals Interact in the Regulation of Food Intake,” Journal of Nutrition 139:3 (mars 2009):629-632.
  5. Hisham Ziauddeen, I. Sadaf Farooqi, et Paul C. Fletcher, “Obesity and the Brain: How Convincing Is the Addiction Model?” Nature Reviews Neuroscience 13:4 (avril 2012):279-286. doi:10.1038/nrn3212.
  6. Nicole M. Avena, Pedro Rada, et Bartley G. Hoebel, “Sugar and Fat Bingeing HaveNotable Differences in Addictive-like Behavior,” Journal of Nutrition 139:3 (mars 2009):623-628.
  7. Caroline Davis et coll., “Evidence that ‘Food Addiction’ is a Valid Phenotype of Obesity,” Appetite 57:3 (décembre 2011):711-717.
  8. Adrian Meule, “How Prevalent Is ‘Food Addiction’?” Frontiers in Psychiatry 2:61 (novembre 2011):1-3.
  9. Yale Food Addiction Scale (YFAS): http://www.midss.org/content/yalefood- addiction-scale-yfas; Ashley N. Gearhardt, William R. Corbin, et Kelly D. Brownell, “Preliminary Validation of the Yale Food Addiction Scale,” Appetite 52:2 (avril 2009):430-436; Davis et coll., “Evidence that ‘Food Addiction’ is a Valid Phenotype of Obesity,” op. cit.
  10. Linda S. Adair, “Child and Adolescent Obesity: Epidemiology and Developmental Perspectives,” Physiology & Behavior 94:1 (avril 2008):8-17.
  11. Yale Food Addiction Scale for Children (YFAS-C): http://fastlab.psych.lsa.umich.edu/yale-food-addiction-scale/; Ashley n. Gearhardt et coll., “Preliminary Validation of the Yale Food Addiction Scale for Children,” Eating Behaviors 14:4 (décembre 2013):508-512. doi: 10.1016/j.eatbeh.2013.07.002.
  12. American Psychiatric Association, The Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders, 5e éd. (Washington, D.C.: American Psychiatric Association, 2013).
  13. Denise E. Wilfley et coll., “A Randomized Comparison of Group Cognitive Behavioral Therapy and Group Interpersonal Psychotherapy for the Treatment of Overweight Individuals With Binge-Eating Disorder,” Archives of General Psychiatry 59:8 (août 2002):713-721.
  14. Meule, “How Prevalent Is ‘Food Addiction’?” op. cit.
  15. Stephanie E. Cassin et Kristin M. von Ranson, “Is Binge Eating Experienced as an Addiction?” Appetite 49:3 (novembre 2007):687-690.
  16. American Psychiatric Association, The Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders, op. cit.
  17. Les principaux résultats transversaux sont moins clairs quant à l’impact de ces politiques sur le poids. Cependant, les données sont encourageantes. Pour plus d’information, lire : Jamie F. Chriqui, M. Pickel, et Mary Story, “Influence of School Competitive Food and Beverage Policies on Obesity, Consumption, and Availability: A Systematic Review,” JAMA Pediatrics 168:3 (mars 2014):279-286.
  18. Clea A. McNeely, James M. Nonnemaker, et Robert W. Blum, “Promoting School Connectedness: Evidence From the National Longitudinal Study of Adolescent Health,” Journal of School Health 72:4 (avril 2002):138-146; Michael D. Resnick et coll., “Protecting Adolescents From Harm: Findings From the National Longitudinal Study on Adolescent Health,” JAMA 278:10 (septembre 1997):823-832.
  19. Jillian Croll et coll., “Prevalence and Risk and Protective Factors Related to Ordered Eating Behaviors Among Adolescents: Relationship to Gender and Ethnicity,” Journal of Adolescent Health 31:2 (août 2002):166-175.
  20. Cara M. Murphy, Monika K. Stojek, et James MacKillop, “Interrelationships Among Impulsive Personality Traits, Food Addiction, and Body Mass Index,” Appetite 73 (février 2014):45-50.
  21. The National Eating Disorders Association: http://www.nationaleatingdisorders.org/.
  22. Aleksandra Luszczynska et Roman Cieslak, “Mediated Effects of Social Support for Healthy Nutrition: Fruit and Vegetable Intake Across Eight Months After Myocardial Infarction,” Behavioral Medicine 35:1 (février 2009):30-38; Abdul R. Shaikh et coll., “Psychosocial Predictors of Fruit and Vegetable Consumption in Adults: A Review of the Literature,” American Journal of Preventive Medicine 34:6 (juin 2008):535-543.
  23. Nora D. Volkow et Roy A. Wise, “How Can Drug Addiction Help Us Understand Obesity?” Nature Neuroscience 8:5 (mai 2005):555-560.
  24. Todd F. Heatherton et Roy F. Baumeister, “Binge Eating as Escape From Self-Awareness,” Psychological Bulletin 110:1 (juillet 1991):86-108.
  25. Wilfley et coll., “A Randomized Comparison of Group Cognitive Behavioral Therapy and Group Interpersonal Psychotherapy,” op. cit.
  26. Gearhardt, White, et Potenza, “Binge Eating Disorder and Food Addiction,” op. cit.
  27. Jill Anne Matusek et Roger M. Knudson, “Rethinking Recovery From Eating Disorders: Spiritual and Political Dimensions,” Qualitative Health Research 19:1 (mai 2009):697-707.
  28. 1 Corinthiens 10.31, La Nouvelle Bible Segond, NBS.